mercredi 10 février 2016

Étape 24: résister à la tentation

Étape 24: savoir faire face à la tentation




Afin de vous accompagner au mieux dans votre démarche pour une alimentation saine, il me semble important de veiller à traiter le contexte autant que le régime alimentaire en lui-même. C'est une chose d'ôter de ses placards et, surtout, de son assiette, les aliments proscrits par votre état de santé, c'en est une autre de devoir affronter les tentations une fois sorti de chez vous. 

Alors comment faire lorsqu'un délicieux sandwich passe sous votre nez presque en vous narguant?

4 points importants:

Accueillez-le: si vous percevez ce plat comme le mal incarné parce que pour vous il représente une tentation, parce qu'il est interdit, tout ce que vous allez ressentir c'est de la privation. La façon dont on perçoit les choses conditionne toute notre façon d'y réagir, pour la nourriture c'est pareil. Prenez donc une posture paisible, ce n'est qu'un sandwich, pas une agression, ni une arme, il est innocent et n'a pas demandé à être là.

Visualisez-le: on va ensuite utiliser la visualisation positive: observez-le, pas trois heures, mais juste le temps de vous rendre compte, simplement que ce sandwich doit avoir bon goût mais n'est pas bon pour votre corps. Point. Il arrivera un moment dans votre parcours alimentaire où vous n'aurez plus besoin de forcer cette impression, vous saurez que c'est bon, mais pas pour vous. Vous n'aurez même plus envie de ce sandwich et pourrez regarder quelqu'un s'en régaler sans que ça vous fasse sourciller. En attendant... Respirez!! Par le ventre, lentement et pensez à toutes ces futures journées de vie sans douleurs, mucus, démangeaisons, maux de ventre, désagréments...

Dites-lui "non, merci": dans votre tête, ou à la personne qui vous le propose. Un simple "non, merci" avec un sourire c'est toujours mieux qu'un "J'peux paaaas!" avec une crise de larmes. Ça sent le vécu n'est-ce pas? Donc, même si c'est dans votre tête, faites la paix avec ce sandwich qui a le droit d'exister mais qui n'est pas pour vous en lui disant, simplement, "non merci".

Passez à autre chose: ne restez pas sur cet épisode, tournez la page: changez de sujet de conversation si vous êtes accompagné, si la maitresse de maison est à deux doigts de se vexer, répliquez avec un "je veux bien une pomme en revanche!", si vous êtes tout seul félicitez-vous de cette victoire personnelle !


Prenez du recul: une fois l'épisode difficile passé, quand vous vous sentez bien, en paix, tranquille, repensez à ce qui s'est passé, à ce que ça a fait naître en vous: frustration, colère, tristesse, découragement...? Cela vous permettra de travailler dessus, de comprendre les mécanismes de vos frustrations et surtout d'éviter que ça s'accumule.


Pour aller plus loin...


Le régime Seignalet est très contraignant, c'est une vérité. C'est d'ailleurs la cause première de son échec: la difficulté de s'y tenir. Et pourtant, les patients qui ont tenu bon ne reviennent généralement pas dessus. Tout comme moi, ils ne perçoivent plus les aliments interdits comme une privation mais comme une façon de vivre en bonne santé. Alors ne vous découragez pas ! Faites-vous accompagner si besoin.

Il est difficile d'accumuler les frustrations, aussi, évitez d'aller dans des boulangeries ou restaurants si vous ne vous sentez pas le courage d'affronter l'interdit. Arrêter de fumer c'est facile à côté (je sais de quoi je parle), la cigarette c'est toxique pour tout le monde, quand vous êtes en sevrage, personne ne vous propose de clope en insistant d'en prendre une bouffée pour "faire plaisir". 
Arrêter de manger certains aliments peut être une source d'angoisses: et si je suis dans un endroit où je ne peux rien manger d'autre que des "poisons"? Et si ma famille se vexe? Et si mes amis ne m'invitent plus?
Ces questions et peurs sont légitimes. Comme dans tout changement, il y a un temps d'adaptation: il faut que vous vous adaptiez à votre nouvelle alimentation et que votre entourage fasse de même.  Les restaurateurs comment à s'habituer aux questions sur les allergènes également. Rome ne s'est pas faite en un jour comme on dit!

Ces moments difficiles peuvent faire remonter des blessures ou des émotions parfois profondes: privation, peurs, frustrations, perte de repères, découragement... C'est, en plus, source de stress et, comme on l'a vu, le stress c'est très mauvais pour votre santé. Sachez détecter quand vous êtes sur le point de craquer, quand c'en est trop pour vous. Il y a plein de moyens de travailler là-dessus: sophrologie, méditation,cohérence cardiaque, EFT, soins psycho-émotionnels, énergétique... mais surtout: parler. Trouvez quelqu'un à qui parler de tout ça, un espace d'écoute, quelqu'un qui saura entendre ce que vous vivez. C'est important pour vous !




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