jeudi 31 mars 2016

Étape 30 : Manger cru, pourquoi, comment?

Étape 30: passer au cru?




Vous savez déjà pourquoi il est primordial d'éviter de consommer des aliments cuits à haute température (plus de 110°) depuis quelques temps, il est à présent temps de se poser la question de l'intérêt de manger des aliments crus.

La cuisson excessive rend les aliments difficiles à digérer pour notre organisme, ces aliments subissent des transformations chimiques qui font naître des molécules que le corps ne sait pas ou n'arrive pas toujours à digérer et qui sont toxiques et souvent cancérigènes. La cuisson diminue également la teneur en vitamines et minéraux des aliments (sauf vapeur douce); consommer des aliments crus est donc bien plus intéressant au regard des apports nutritionnels. Pour résumer: manger cru c'est ingérer moins de cochonneries et plus de vitalité!

Faut-il pour autant ne manger que du cru? Il existe de nombreux spécialistes qui recommandent le régime cru, ou le crudivorisme avec des résultats très intéressants. Le Dr Seignalet lui-même recommande d'éviter les cuissons un maximum, donc, de manger cru autant que faire se peut.

Cette étape est donc une invitation à manger plus de cru au quotidien: mangez toujours au moins une crudité à chaque repas, un fruit ou une salade par exemple.


Allons plus loin...

Le cru, c'est une mode?
On peut le voir ainsi tant on trouve de blogs, articles et vidéos vantant le crudivorisme comme la solution miracle à tous les problèmes de santé, qu'ils soient de terrain ou de saison, qu'ils touchent le système digestif, l'immunité ou encore le neurologique. Il est vrai que si vous ne mangez plus que des produits frais, de saison, non transformés, et variés, vous retrouverez vite de l'énergie, un bien-être général et le soulagement de beaucoup d'inconforts ou encore la mise au silence de pathologies tout comme le régime Seignalet. Pourtant, l'alimentation crue n'est pas faite pour tout le monde comme nous allons le voir.


Le cru, ça sert à quoi?
L'idée ce n'est pas que le cru c'est mieux, c'est surtout que le cuit, c'est pas bien.
Partant du fait que la cuisson transforme la nourriture que nous mangeons, elle devient plus compliquée à digérer pour l'organisme, demande plus d'enzymes à nos organes et surtout perd la majorité de ses vitamines et minéraux. En plus, les aliments cuits ont tendance à être plus acidifiants (et donc favoriser la maladie, l'inflammation) que leur équivalent cru. De même, une carotte cuite aura un indice glycémique plus élevé qu'une carotte crue, c'est donc nettement moins bon pour la santé (enfin ça reste une carotte, ne dramatisons pas).
Si on veut être précis, il faut savoir que la cuisson commence dès qu'on dépasse les 47°. À partir de 110°, c'est là qu'on commence à avoir des transformations qui, en plus de nous priver des bienfaits de nos aliments, rendent notre nourriture nocive (formation de molécules de Maillard). Au-delà de 200° c'est le mal absolu vous irez brûler en enfer sur le barbecue de Satan!! Non, je plaisante évidemment, mais il est évident que la nourriture cuite à plus de 200° est clairement mauvaise pour la santé.
Par contre, si on mange froid, du moins, plus froid que notre température interne, le corps devra dépenser de l'énergie pour réchauffer le bol alimentaire. Gardez cela bien en tête si vous êtes déjà fatigué.



Le cru c'est pour qui?
Ma réponse est la suivante: c'est pour les personnes qui le souhaitent. Manger sans gluten, sans produits laitiers et cru en plus, ça implique d'éliminer pas mal d'habitudes de notre alimentation. Il faut être prêt à faire cette concession, non pas à contre-coeur mais avec le sourire, sinon on est malheureux, et quand on est malheureux on digère mal et on vit... moins heureux.
Ensuite, il faut avoir des intestins en bonne santé!!! C'est primordial. L'alimentation crue est plus riche en fibres non solubles qui balaient les intestins. Ce qui est très bien pour son entretien et éviter ainsi les cancers colo-rectaux entre autre. Sauf que, si vous balayez une surface qui est à vif, trouée, enflammée, vous aurez rapidement l'impression que le balais s'est transformé en râteau à rasoirs et lance flamme intégrés.  Il est donc primordial d'être sûr que vos intestins seront à même de recevoir ce type de nourriture avant de manger plus ou que des aliments crus. Consultez un spécialiste qui saura vérifier l'état de santé de vos intestins et vous aider pour les soigner si besoin.
Enfin, les personnes qui ont tendance à se refroidir auront du mal à supporter le cru, notamment le cru froid. Il faudra alors réchauffer vos aliments à 37° environ pour que votre corps n'aie pas à dépenser de l'énergie pour réchauffer le bol alimentaire et se refroidisse d'autant plus. Vous pourrez aussi avoir recours à des aliments qui réchauffent comme les épices pour qu'au niveau énergétique il n'y ait pas de déséquilibre.


Le cru c'est tout le temps?
L'hiver, le cru c'est compliqué... C'est froid (surtout), c'est des racines, des jus... alors qu'on a plus envie d'un bon pot au feu qu'une salade de crudités. Par contre l'été ce sera l'inverse, vous aurez naturellement tendance à vous préparer des tartares ou des carpaccios, à manger frais et cru.
Si on observe attentivement les règles d'équilibre des médecines traditionnelles, qu'elles viennent de l'extrême orient, de l'Inde ou des peuples premiers, on verra que tout repose sur un certain équilibre. En médecine chinoise on aura tendance à dire qu'il faut du chaud et du froid par exemple. 
L'argument qui consiste à dire que l'humain à son origine était un cueilleur et qu'il faut revenir à son régime ancestral à lui, c'est bien beau, c'est aussi vrai, mais c'est nier les millénaires d'évolution qui nous séparent de lui. Le chasseur mangeait de la viande quand il y en avait, du poisson quand il y en avait. Le paysan avait appris à suivre les rythme de Mère Nature et mangeait ce que la Terre lui donnait en fonction des saisons. Certes, l'évolution s'est emballée et plantée au milieu à nous faire manger des aliments transformés et cultivés en déconnexion avec les lois de la Nature il est donc important aujourd'hui de discerner ce qui est bon pour nous et notre planète (vous avez remarqué comme les deux vont de pair?) et ce qui est un non-sens vis à vis de la Vie.
L'idée, donc, c'est de ne pas dénaturer nos aliments afin de donner à notre corps une alimentation variée et saine. Mais surtout, si votre corps se sent mieux avec du cuit, écoutez-le.


Manger cru, manger vivant?
Bien entendu, la nourriture cuite est morte, une graine cuite ne germera pas. Pour aller plus loin, il a été observé qu'à partir du moment où un aliment est coupé de sa vie, il se met à se décomposer chimiquement. Il faut donc si possible râper ses carottes et couper ses tomates au dernier moment. Au niveau énergétique il est prouvé, et j'ai pu le constater en faisant des tests bio-énergétiques, que la nourriture vivante est plus riche, meilleure pour la vie (augmente le champ vital) que la nourriture cuite. Je n'ai pas pu tester les aliments cuits au vitaliseur de Marion Kaplan mais j'aimerais beaucoup pouvori le faire un jour.
Manger vivant a donc cet intérêt de nous faire consommer une nourriture qui ne nous demande pas d'énergie pour être transformée et mieux, qui en apporte. De nombreux témoignages vous rapporteront les bienfaits du cru et de l'alimentation vivante notamment au niveau du regain de vitalité.


Le cru, oui, mais comment?
Donc: le cru c'est sain, c'est plein de vie mais ce n'est pas obligatoire. La question est donc comment faire pour manger plus de cru sans se sentir limité ou privé et sans faire du mal à sa santé?
Tout d'abord, ne vous mettez pas à manger cru là comme ça tout à coup. Allez-y progressivement voir comment votre organisme se comporte.

Soupe:
Si l'hiver votre corps réclame une soupe chaude mais que vous voulez manger cru, vous pourrez toujours faire une soupe crue avec de l'eau chaude dedans.

Graines et céréales:
Faites tremper vos céréales avant de les cuire afin de réveiller leur potentiel, en plus ça permet, pour le riz, d'éliminer l'acide phytique qui nuit à l'absorption de minéraux. Vous les mettrez en phase de germination et elles auront donc plus d'intérêt au niveau nutritionnel et ce, même si vous les cuisez ensuite. L'idéal étant de les cuire à la vapeur douce.
Pour les graines, faites-les germer et mangez-les telles quelles dans vos salades. C'est délicieux, je développerai cet aliment dans une étape prochaine mais je vous conseille le fenugrec, l'alfalfa, le trèfle rouge et le brocolis pour commencer.

Crudités racines:
Vous adorez les tubercules et racines en salade mais vos intestins ne les tolèrent pas? C'est peut-être parce qu'ils sont trop agressifs. Mon conseil est de les assaisonner avec du jus de citron ou tout autre agrume qui vous plaira. Ainsi, les fibres des légumes seront précuites, un peu comme le poisson ou la viande qui changent de couleur une fois arrosés de jus de citron, et donc plus digestes.

Mi-cru/mi-cuit:
Mon compromis préféré est d'inclure du cru dans du cuit. Lorsque je fais un risotto ou une poêlée, je n'ajoute certains éléments qu'à la fin, limite hors du feu: pousses d'épinards, tomates en dés, ceblette, courge, aromates frais, champignons, courgette... tous ces végétaux peuvent être mélangés à votre plat sans être cuits mais simplement réchauffés ou saisis en fin de cuisson pour garder toute leur vitalité et leur saveur dans un plat chaud.


Si le crudivorisme vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, je vous invite à visionner l'interview d'Irène Grosjean, une naturopathe qui a plus de 40 ans d'expérience derrière elle.

2 commentaires:

  1. Merci pour votre blog ! C'est justement la vidéo d'Irène Grosjean qui m'a interpellée l'été dernier et depuis, je "mixte" le cru et le régime Seignalet. Mais gare aux "craquages" ! C'est du cash le "retour' de flamme ! ... Prenez soin de vous :)

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  2. Tres bon article ! Merci Isabelle
    Nicolas :-)

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